Initié par Claude Gebhardt à la gravure, diplômé de l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg j’ai travaillé dans la sérigraphie, et ai été assistant de Rémy Zaugg, puis de Rémy Bucciali imprimeur d’estampes à Colmar.

Je pratique un art raffiné et trivial, doux et violent, rock et urbain. Je parle du bien et du mal, du masculin et du féminin, de l’universel et du particulier. J’essaie d’arriver à quelque chose de frais, de sensuel et d’intelligent. Je pense que surprendre le spectateur, donner du plaisir c’est ce qu’on peut faire de plus subversif.

L’art c’est quand une personne aide une autre à réfléchir.

L’important c’est le Geist, l’esprit. Sur un mur de Hambourg était écrit au pochoir « Geist ist geil » : l’esprit c’est la luxuriance.

Je parle une langue ancienne, mes maîtres sont Urs Graf, Martin Schongauer, mâtinée de courants des années 80, à la fois réaliste et pop.

Rémy Bucciali, à propos de mon travail, disait que je me situais quelque part entre sophistication et vulgarité.

Le Rock’n’roll occupe une place importante dans ma vie. Adepte des soirées garage du Grillen, j’aime l’énergie que dégage cette musique, son efficacité et sa créativité. On croisera dans mes choix picturaux, les Smiths, les Clashs, Nina Hagen, Iggy Pop… .

Addiction aussi pour les villes d’Europe du nord : Essen, Karlsruhe, Stuttgart, Varsovie, avec une attirance particulière pour Hambourg.

Paysages urbains, ambiance des villes d’aujourd’hui, trafic, consommation, publicités. Je cherche mon propre chemin au milieu de cette abondance.

Les villes sont des sirènes, aguicheuses et tentatrices. Aussi il me paraît évident de faire un détour du côté des fantasmes : sex-shops, prostituées, fétichisme font partie de mon imagerie.

En « Soul-Painter » je décris simplement notre condition humaine.

Mais comme disait Tadeusz Kantor : « On ne regarde pas impunément par la fenêtre ».

MEINE RADIERUNGEN sind mit den Kompositionen von Rocksongs vergleichbar. Es sind Oden an die Freiheit, Reminiszenzen eines verlorenen Eldorado.

MIT STICHEL und Kaltnadel auf Kupferplatten graviert, entstehen Porträts von Punks und Indianern sowie Serien von Jeans-Stilleben als Symbol für Freiheit und Unabhängigkeit.